Hélène Chevarie, artiste

 

BIOGRAPHIE
 
Hélène Chevarie entretient depuis toujours une passion pour l’art qui lui a valu de nombreux témoignages de reconnaissance, dont une bourse du CALQ/CRE Gaspésie – Îles en 2004. En plus de participer à de nombreuses expositions, elle est choisie avec 32 autres artistes, pour l’exposition  internationale soulignant le 400e de l’Acadie, qui a parcouru plusieurs villes pendant quatre ans. De 2003 à 2009, elle participe au programme des artistes à l’école en offrant des ateliers de pastels. Intéressée par toutes les formes d’art, dont également la photographie, elle participe aux conférences et événements qui abordent les multiples facettes du métier d’artiste. Hélène Chevarie est membre du centre d’artistes AdMare. En 2006, la Corporation des Acadiens lui octroie le Prix Donald Leblanc, soulignant l’ensemble du travail d’un artiste Madelinot.  Diplômée en Arts et lettres du Centre collégial des Iles et bachelière en Études littéraires françaises de l’UQTR, elle a également une formation en archivistique, une formation de l’École de joaillerie de Montréal  et un diplôme en administration publique régionale, révélant son grand intérêt pour son milieu insulaire et son patrimoine. 
 
DÉMARCHE ARTISTIQUE
 

Passionnée à la fois de poésie, photographie, paléontologie, d’archéologie et d’arts visuels, je quitte en 2003 un travail régulier d’archiviste pour  continuer en tant qu’artiste la belle aventure de La Maison du Héron commencée lors d’un congé sabbatique.  Dans mon processus de création, j’attends habituellement qu’une forme s’impose à moi.  Celle-ci se révèle au cours de voyage, de discussions, de rencontres, de photographies ou instantanément lors de collectes d’objets trouvés en bord de mer. Le plaisir n’existe qu’à demeurer élève, fuyant la perfection qui rend l’imagination stérile. Je pense toujours, même après toutes  ces années, comme Antoine de St-Exupéry, qu’il faut que le rêve dévore votre vie avant que la vie ne dévore votre rêve. Fille de capitaine et ancien chasseur retraité, je baigne dans le monde des beautés insulaires et vestiges marins depuis ma naissance. 

Amoureuse de la mer et fascinée par l’ethnologie, les histoires de mon père octogénaire, et celles que la nature me raconte, je suis convaincue que celle-ci, même dans toute la violence, peut protéger et guérir. 

En plus de mes bijoux en verre recyclé de la mer, coquillages polis et pierres fines, j’utilise les métaux précieux. Soucieuse de développement durable allié à l’esthétisme, j’utilise les matières organiques et nobles que je découvre et/ou récupère et recycle en multiples créations (os, corail, bois, fossile, cuir, fourrure). Malmenés souvent par la mer dans un premier temps, une partie d’ancêtre Micmac qui dort en moi, veut sans doute les réanimer. Ma collection Primitive est ma toute dernière-née… La Maison du Héron c’est tout à fait moi, baignée dans le monde de l’ancien et du contemporain.