L’artiste – biographie

Hélène Chevarie et née et vit de ses passions aux Îles-de-la-Madeleine. Son parcours lui a valu plusieurs témoignages de reconnaissance, dont une bourse du CALQ/CRE Gaspésie — Îles en 2004. En plus de participer à de nombreuses expositions, dont l’exposition internationale soulignant le 400e de l’Acadie en 2004, elle a participé au programme des artistes à l’école en offrant des ateliers de pastels. Intéressée par toutes les formes d’art, dont également la photographie, Hélène Chevarie est membre du centre d’artistes AdMare et de la Corporation culturelle Arrimage. En 2006, la Corporation des Acadiens lui octroie le Prix Donald Leblanc, soulignant l’ensemble du travail d’un ou une artiste des Îles-de-la-Madeleine. Diplômée du campus des Iles, ou elle a laissé une trace artistique dans quelques bureaux et corridors, elle est bachelière en Études littéraires françaises et possède une formation de l’École de joaillerie de Montréal. Une formation en archivistique et un diplôme en administration publique régionale, révèlent aussi son grand intérêt pour son milieu insulaire et patrimonial.

Passionnée à la fois de poésie, photographie, paléontologie, d’archéologie et d’arts visuels, Hélène Chevarie célèbre en 2019, les 20 ans de sa galerie. Dans son processus de création, elle attend habituellement qu’une forme s’impose à elle.  Celle-ci se révèle au cours de voyage, de discussions, de rencontres, de photographies ou instantanément lors de collectes d’objets trouvés en bord de mer. Le plaisir n’existe qu’à demeurer élève, fuyant la perfection qui rend l’imagination stérile. Fille de capitaine et ancien chasseur retraité, elle baigne dans le monde des beautés insulaires et vestiges marins depuis sa naissance. Amoureuse de la mer et fascinée par l’ethnologie, les histoires de son père octogénaire, et celles que la nature lui raconte, elle reste convaincue que celle-ci, même dans toute la violence, peut protéger et guérir.

En plus d’offrir des collections d’art-à-porter, elle crée des bijoux en verre de plage, coquillages, perles et pierres fines. Soucieuse de développement durable allié à l’esthétisme, elle ajoute à certaines créations les matières organiques et nobles découvertes ou récupérées (os, corail, bois, fossile, cuir, fourrure). Malmenée souvent par la mer dans un premier temps, une partie d’ancêtre micmac qui dort en elle veut sans doute les réanimer par des créations en coquillages wampum et collection Primitive. La Maison du Héron, c’est tout à fait elle, baignée dans le monde de l’ancien et du contemporain.