De retour en juin… après 26 ans!

Ouverture 2025

Et oui, 26 ans d’existence pour La Maison du Héron, incluant une fermeture totale en 2021 pour soigner mes blessures et deux étés d’ouverture et de travaux plus légers. Le retour à la création se fait toujours sans folie. Certains bijoux, demandant trop de polissage ou autre manœuvres répétitives, ne se font plus (Ex.: Mon héron cadre). Mais je peins encore et mon inventaire de cartes photo et artistique est disponible pour vous dans les points de vente suivant, jusqu’à mon ouverture régulière prévue samedi le 21 juin 2025. Mais, surprise ! Le dimanche 15 juin, je serai ouvert dès 13h pour m’assurer des petits détails.

Le Fumoir d’antan

La pharmacie Jean Coutu Geneviève Lévesque

La boutique de la Salicorne – Centre d’interprétation du phoque

La COOP IGA de Havre-aux-Maisons

Merci à ce magnifique réseau d’entreprises qui me permet d’exposer mes cartes sous le thème des Îles tant auprès de la population des Îles que des visiteurs. Parcourez ma page contact, Bonjour Québec, Google, Instagram ou Tourisme Îles-de-la-Madeleine pour connaître mon horaire. Ne vous fiez à aucune autre plateforme (pages jaunes, etc.) qui diffuse invariablement un horaire fautif. Je ne suis pas abonnée à leurs services.

 

Créer au temps de la Covid-19

Créer aux Îles au temps de la Covid-19

Durant cette pause obligée de pratiquement tout contact humain, il n’y a pas que le temps qui s’est arrêté. Plusieurs ont eu du mal, tout comme moi, à même continuer à lire d’une façon aussi assidue. Comme si la tête suivait l’obligation de confinement, comme si le cœur ne pouvait plus voir plus loin et, à peine, l’instant présent. Il m’a fallu écouter le film québécois Il pleuvait des oiseaux, le 13 avril dernier, pour reprendre le goût de créer un peu, de peindre mes émotions, de me reconnecter à la nature pour respirer plus fort. Pour revivre. Ne pas seulement survivre.

Je me suis arrêtée sur cette phrase interprétée par la magnifique Andrée Lachapelle : « Choisir, c’est s’arrêter et j’ai peur d’arrêter, car je serai obligée de choisir ce vide en moi ». Et j’ai compris que nous devions essayer de combler ce vide causé par la pandémie, ou par nos choix de vie, avant qu’il nous aspire complètement. Je ne pouvais attendre plus longtemps. Et voilà ce qui en est ressorti. J’ai envie de les laisser tels quels. Laisser l’impression qu’ils suscitent déjà en moi et offrir tous les choix d’interprétation : Voir loin… Dépasser l’horizon… Le vent qui chasse les nuages et les virus au large…

Série Voir loin

1. Voir loin       2. Dépasser l’horizon          3. Le vent qui chasse les nuages et les virus au large

Les œuvres sont peintes sur des tondos de bois créés par Florent Dufort, un Madelinot de cœur qui a passé son enfance et adolescence aux Îles. Il est localisé à Sainte-Hélène-de-Kamouraska sous le nom d’Atelier 27 x 27 et offre la livraison de toute une variété de support et d’encadrement. Florent n’est pas seulement habile menuiser, mais est également un artiste, tout comme son père Pierre Dufort.

 

 

 

Vivre aux Îles au temps du Covid-19

Qui aurait dit qu’un jour nous serions les premiers à vouloir demeurer dans l’isolement, presque prêt à couper totalement les frontières entre la terre ferme et le continent? S’isoler, se confiner, s’encabaner. Une situation que l’on connait aux Îles-de-la-Madeleine, presque depuis la nuit des temps, avec les ruptures de câbles de communications, les tempêtes clouant au sol et à quai, avions et traversiers. Avec les routes fermées à la circulation, les ruptures de courant, les saisons plus mortes aux Îles qu’ailleurs…

Au temps du COVID-19

Mais ce n’est pas parce que l’hiver est plus long aux Îles que les Madelinots aiment rester chez eux. Ils sont prêts à accepter l’isolement, mais en sachant qu’il y a une date de fin. Que le printemps arrivera, que la pêche reprendra et qu’ils pourront recevoir leur famille ou aller les voir. Car les Madelinots ne se retrouvent pas seulement sur leurs Îles. Ils sont étalés, éparés dans les maritimes, au Québec et, de plus en plus dans le monde. Et les Îles s’ouvraient jusqu’à maintenant plus que jamais à cet autre monde, toujours en appréciant retrouver la tranquillité offerte par les mois d’hiver.

Mais depuis le 13 mars et particulièrement depuis que les premiers cas atteints de la COVID-19 sont annoncés sur l’archipel, nous avons besoin d’être rassurés. Nous avons besoin de nous raccrocher au présent plus que jamais. Des chansons et rires d’enfants. Des arcs-en-ciel dans les fenêtres. De la musique. Et encore de la musique. Des livres. La voix de nos parents. Des dessins. De l’écriture. De la photographie. Des collages. Des peintures. Des marches dans les dunes (avec crampons – pas question d’engorger l’hôpital). Des casse-tête. Des mots croisés. Du rempotage. Du lavage. De l’encannage (mise en conserve). Du crochetage. Des brochures (tricot). Des défaisures. De la couture.  Des recettes de grand-mère. Des chiaudes à la tête de morue. Des chiards à la viande salée. Des chaudrées de fruit de mer. Des crêpes. Des galettes. Du Divinity Fudge. Des rotis pour six qu’on mange étalé sur la semaine, ou qu’on dépose sur le perron de nos parents.  Finalement, on revient à la vie d’en premier. Ça va bien aller…

 

Banquise à la plage de Pointe-aux-Loups