Les voiliers de l’atelier…

Pendant que Dorian faisait sombrer des voiliers aux Îles-de-la-Madeleine, d’autres sortaient de mon atelier. Rien ne se perd, tout se crée…

 

Pendentif voilier

 

Histoire du quai sud – La première route de l’Est des Îles

Les images du quai sud nous montre des vestiges du lendemain de Dorian. Mais ce n’est pas d’hier que cette marina de Pointe-aux-Loups, du côté de la baie, est abandonnée. Les derniers investissements remontent à l’époque de l’ancienne municipalité de Havre-aux-Maisons. Le maire de l’époque, feu Benoit Arseneau et les conseillers avaient considéré la pertinence de maintenir l’accessibilité à ce quai en y injectant une somme obtenue sur un projet d’été. Il faut dire qu’avant la fin de la construction du pont de Pointe-aux-Loups, en 1947, le quai sud constituait le seul point d’accès et de ravitaillement avec le bateau Local, pour les voyageurs se déplaçant vers l’Est ou vers l’Ouest. On pouvait transporter plus facilement les meubles, denrées ou animaux par bateau que par la plage de la Dune-du-Nord, difficilement praticable.

Le Quai sud en 1942. Photo: BAnQ

Il faut savoir également qu’au temps de l’abondance du hareng et avant l’interdiction de la pêche au homard dans la baie, les petits bateaux y mouillaient et pouvaient se rendre plus facilement aux différents lieux de pêche traditionnelle, incluant les mollusques (myes, palourdes, etc.).

Construction du pont et de la jetée devant relier Havre-aux-Maisons à Pointe-aux-Loups, avant 1947. Photo: BAnQ

Le déclin de la population de Pointe-aux-Loups rendue à 95 habitants en 2019 (plus de 600 dans les années 60) a fait diminuer la vigilance des usagers pour maintenir cet accès important de la localité.  Pourtant l’utilité de ce petit quai est encore évidente : l’effondrement de la route près de la mine de sel en 1995 avait obligé l’instauration de mesures d’urgence et la fermeture de la route 199. Les entreprises et les pêcheurs de Grosse-Île et Grande-Entrée n’avaient plus que ce point de ralliement pour faire venir des barges de matériaux pour réparer leurs cages ou autres pièces d’équipement. Il fallait ironiquement recourir à ce mode de transport maritime ancestral pour la coordination des premières urgences! Une fois des hélicoptères rendus aux Îles, on pouvait alors procéder au transport des étudiants de l’école secondaire et autres passagers.

Source: Collections du Centre d’archives régional des Îles, Le Radar, 12 mai 1995, p.3

Si l’érosion ou une autre catastrophe faisait rompre encore la route entre Pointe-aux-Loups et Grosse-Île, ce qui est tout à fait envisageable dans le contexte climatique d’aujourd’hui, le quai du sud pourrait sûrement encore servir.  Aujourd’hui, des plaisanciers descendent encore leur embarcation dans cette baie pour aller à la pêche au mollusque ou faire du kayak. Les pêcheurs l’utilisent aussi pour aller mouiller leurs cages au printemps ou à l’automne. Cette grève donne un accès direct à ce magnifique plan d’eau. Il n’y aurait pas besoin d’une somme faramineuse pour ajouter des pierres et mettre des quais flottants à cet endroit. Des plans existent encore pour une telle mission! Le message se rendra-t-il comme une bouteille dans la baie?

Le vieux quai du sud en 2005. Photo : Hélène Chevarie

Le vieux quai du sud en 2012. Photo: Hélène Chevarie

Vieux quai du sud, le 8 septembre 2019. Photo : Hélène Chevarie

quai sud de Pointe-aux-Loups

Vieux quai du sud, le 8 septembre 2019. Photo: Hélène Chevarie.

Vieux quai du sud, le 8 septembre 2019. Photo : Hélène Chevarie

Se laisser guider…

La hâte d’essayer un nouvel objectif pour mon Canon m’a fait emprunter un parcours de Pointe-aux-Loups bien connu de moi, mais délaissé cette année, en toute négligence.

Pourtant, il était là à m’attendre. Bien campé sur son bout de rocher; tournant le dos aux falaises rouges pour dominer ou plutôt, admirer la mer. Je me pensais guidée par mon appareil, mais sans doute que l’inukshuk se dressant devant moi avait déjà attiré plus d’une photographe. On se sent tellement unique à côté de ces structures.. Mais je ne suis sûrement pas la seule à m’être laissée guider par sa présence.

J’aurai au moins eu le plaisir de le rencontrer sur ma route en m’imaginant une foule de scénarios précédent son existence. Et finalement, l’important est que je sais maintenant que mon objectif passe le test…

Inukshuk des Îles

Des bracelets aux couleurs des Îles…

Les récents coquillages et pierres, polis pour en faire révéler la beauté, m’ont inspiré cette série de bracelets uniques en leur genre. J’adore créer de nouveaux modèles sans m’imposer un travail de série. Avec les bracelets, la multiplicité des combinaisons de couleurs, volumes, tailles et matières permet une certaine fantaisie. Chaque pierre ou coquillage étant unique dans sa forme et sa couleur, vous risquez bien d’avoir le seul exemplaire de l’océan ou de la planète entière! Eh oui! Rien n’empêche la folie d’une artiste!

Bracelet de la nature

De gauche à droite, avec fermoir et connecteurs en argent sterling, les bracelets sont de longueurs différentes et agencés avec quelques perles de Swarovski pour rehausser leur éclat :

  1. Quartz, hématite, pierres de lune.
  2. Jaspe, onyx, quartz.
  3. Coquillage de palourde ancienne, agates.
  4. Jaspe, quartz.
  5. Agate, jaspe et quartz.

Plusieurs autres en galerie à voir sur place…

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