Long congé = Créations et ouverture

On reçoit de la visite pour le long congé de Pâques? Oui, La Maison du Héron, s’ouvre pour vous puisque je suis en mode création et cette période est sans doute la plus libre que j’ai dans l’année! La lumière revient et l’espoir d’un été aussi beau que l’an dernier aussi! Juste devant mon bureau je vois la ligne du lever du soleil et de mon atelier, celle du couchant. Les hérons seront bientôt au rendez-vous! Un premier modèle ovale est sorti plus tôt, les autres suivront avec la mise à l’eau des cages aux Îles-de-la-Madeleine, sûrement!

Capteurs de vent ou d’énergie marine

capteur de vent mobile

J’ai toujours été fascinée par les os retrouvés sur la grève. Je les collectionne comme pour les verres polis par la mer et je les empile dans des boîtes. Parfois, je trouve des bouts de dents de phoque, de morse ou autres mammifères marins. Lorsque l’os est gris, presque noir, c’est qu’il est très ancien et son séjour prolongé dans l’eau l’a pétrifié, les minéraux l’ont coloré. J’ai trouvé une multiplicité d’os tympaniques de phoque ; de toutes les couleurs ; du beige au noir. J’ai trouvé des oosik (os pénien de phoque ou de morse). Eh oui, j’en ai un exposé dans mes vitrines depuis 18 ans et personne ne semble y porter attention… c’est que je n’ai pas crié sur les toits que j’exposais des pénis ! Et si on les volait pour faire du trafic ? On ne sait jamais !

Ensuite avec tout ça, je conserve précieusement les artefacts qui pourraient s’y trouver mêlés (les morceaux suspectés d’être des grattoirs en ivoire de morse, pointe d’aiguille ancienne, pic à glace, etc.). Il s’agit de pièces trouvées au bord de l’eau, mais de nature archéologique. Il ne me viendrait jamais à l’idée de les utiliser pour en faire des créations. Par contre, les autres ossements de tout genre, qui nourrissent mon imaginaire depuis l’enfance, j’en fais des mobiles artistiques, des capteurs de vent. Ils sont rares, je passe beaucoup de temps pour les assembler et parfois, les graver.

Le son des os qui se cognent est délicat, propre à la méditation. C’est comme une onde d’énergie marine qui vibre et rappelle les voix des peuples qui ont foulé la terre des Îles, il y a des milliers d’années. Écoutez-les, mêlées au son de la mer qui rejette le trop-plein de son cimetière marin.

ossement gravure

L’amour, toujours l’amour, natur’Ilement…

Il ne vous vient pas en tête d’offrir encore du chocolat! Oui il faut en offrir, j’en convient, j’adore le bon chocolat! Mais pour être un brin original, se souvenir de belles balades  avec la personne aimée et, « natur’ilement, lui offrir une parcelle de ce bonheur, transformée par des artistes d’ici. Les vitrines de bijoux, mais aussi les tablettes de lainages et fourrure, chaleureux pour les pieds, la tête et les mains, sont bien garnies! Profitez-en!

La Collection « Native »

La découverte de pétroglyphes lors d’un voyage récent sur la grande ile d’Hawaï a sans doute inspiré mes dernières séries d’œuvres mobiles et statiques où j’intègre les os fossilisés de phoques et de mammifères marins trouvés sur les plages des Îles-de-la-Madeleine.  On se nourrit de notre enfance et de nos voyages.

Les formes s’imposent d’elles-mêmes et c’est en voulant mettre en relief une queue de baleine que je percevais au départ sur l’un de ces artefacts, que la technique de gravure m’est apparue la plus appropriée. Tout de suite, une côte aux demi-teintes de gris et d’os m’inspirait une scène de chasseurs avec leur canot à glace; une autre m’inspirait  des symboles de pêche ou autres éléments d’un monde primaire où le simple fait de chasser fait partie de l’équilibre de la vie et de la mort.

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Des pétroglyphes du site de Puako à Hawaï, vieux de plus de 1000 ans avant notre ère.

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Portrait et rétrospective

IMG_11227HeleneChevarieIlesdelaMadeleine_webIl y a un peu plus de 30 ans, j’arrondissais mon maigre budget d’étudiante au collégial en prenant des commandes de portraits au fusain. J’en ai fait tellement que je me souviens que mon « talent  » s’était étendu jusqu’à la frontière de Grosse-Île. Quoi? Quand même! À l’époque je vivais à Fatima, presque l’autre bout des Îles! J’ai eu mon overdose lorsque pour faire plaisir à mes parents, lors de leur 25e anniversaire de mariage, j’ai entrepris de faire un portrait de famille… Nous étions une famille de 8 enfants, alors vous conviendrez que 10 portraits en un coup, c’est beaucoup!   En fouillant dans mes anciennes photos, car ça m’arrive de regarder où j’étais exactement il y a quelques années ou décennies, juste pour le plaisir de voir le progrès ou la rétrogradation propre aux années, j’ai retrouvé ce portrait de ma soeur Isabelle. Il y a 10 ans de ça. Je me souviens, elle était redevenue célibataire. Je voulais lui montrer comment elle était encore une beauté et avait de belles années devant elle. Et bien, elle se marie cette année! Que c’est beau l’amour! Et le temps! Le temps qui fait qu’on ne peut rester immobile et figé comme une photo toute sa vie tant qu’il nous en reste. Profitons-on pour le fixer avec quelques photos et créations! Je vous souhaite pour 2018, encore beaucoup de ce temps qui défile, qui nous anime et nous bouscule souvent.