Bijou millénaire: La beauté d’un fossile des Îles…

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IMG_1032_trilobite_fossileCertaines demandes de montage en bijoux commandent la simplicité. Personnellement, je ne fais jamais de bijou avec des découvertes si rares. Ce magnifique trilobite fossilisé fut trouvé aujourd’hui le long des magnifiques plages de Pointe-aux-Loups par une de nos fidèles familles de visiteurs.  Parfois, il suffit de regarder sur le sable pour trouver un trésor. J’aurai eu le privilège de transformer leur trouvaille en bijou mais non sans en avoir pris les mesures et l’avoir photographié sous toutes ses coutures. Car une telle découverte n’est pas commune et, pour avoir trouvé moi-même des trilobites d’un moindre format, peu d’entre eux étaient dans un si bel état de conservation. Le fossile se retrouve dans une roche sédimentaire de grès assez durcie dont la couleur pâle fait ressortir les parties du trilobite.

Mes recherches me font supposer, par élimination avec d’autres variétés répandues en Amérique du Nord, qu’il s’agit d’un Olenellus. La taille du spécimen est de 1  1/2 pouce de long x 1 1/2 pouce de large. Le nombre de segments allant en rétrécissant sur le thorax et la queue, il ressemble beaucoup à ce fossile de la famille des arthropodes, disparu depuis 510 à 522 millions d’années.

L’érosion des côtes fait échapper des falaises, des fossiles et pierres déposées là depuis des millénaires, après les grandes périodes de glaciation. Il ne reste que le long travail d’affinage par la mer et le sable pour mieux en révéler les contours ou les faire disparaître à jamais. Je remercie les découvreurs pour la confiance qu’ils m’accordent tant en matière de joaillerie que de sciences naturelles. La paléontologie fait partie de mes passions et collections depuis près de 20 ans.

 

Références: National Audubon Society. Field Guide to North American Fossils, Alfred. A. Knopf, New-York.1994, p. 553.

Capteurs de vent ou d’énergie marine

capteur de vent mobile

J’ai toujours été fascinée par les os retrouvés sur la grève. Je les collectionne comme pour les verres polis par la mer et je les empile dans des boîtes. Parfois, je trouve des bouts de dents de phoque, de morse ou autres mammifères marins. Lorsque l’os est gris, presque noir, c’est qu’il est très ancien et son séjour prolongé dans l’eau l’a pétrifié, les minéraux l’ont coloré. J’ai trouvé une multiplicité d’os tympaniques de phoque ; de toutes les couleurs ; du beige au noir. J’ai trouvé des oosik (os pénien de phoque ou de morse). Eh oui, j’en ai un exposé dans mes vitrines depuis 18 ans et personne ne semble y porter attention… c’est que je n’ai pas crié sur les toits que j’exposais des pénis ! Et si on les volait pour faire du trafic ? On ne sait jamais !

Ensuite avec tout ça, je conserve précieusement les artefacts qui pourraient s’y trouver mêlés (les morceaux suspectés d’être des grattoirs en ivoire de morse, pointe d’aiguille ancienne, pic à glace, etc.). Il s’agit de pièces trouvées au bord de l’eau, mais de nature archéologique. Il ne me viendrait jamais à l’idée de les utiliser pour en faire des créations. Par contre, les autres ossements de tout genre, qui nourrissent mon imaginaire depuis l’enfance, j’en fais des mobiles artistiques, des capteurs de vent. Ils sont rares, je passe beaucoup de temps pour les assembler et parfois, les graver.

Le son des os qui se cognent est délicat, propre à la méditation. C’est comme une onde d’énergie marine qui vibre et rappelle les voix des peuples qui ont foulé la terre des Îles, il y a des milliers d’années. Écoutez-les, mêlées au son de la mer qui rejette le trop-plein de son cimetière marin.

ossement gravure

Les vestiges du passé…

Les sorties sur la grève amènent toujours un lot de découvertes… Il y avait longtemps que je n’avais trouvé une défense de morse ou dent de loup-marin…. en voici une assez ancienne comme en témoigne les teintes de l’ivoire qui est habituellement uniformément blanc-crème… Pour en voir plus, visitez ma galerie et le « coin des sciences » qui s’y trouve…