De retour pour l’été!

Je reviens pour une ouverture un peu plus généreuse après deux ans et demi d’effort à me rétablir d’une chute. Je serai heureuse de vous accueillir à partir de samedi le 24 juin 2023 ! Horaire du samedi au dimanche: 11:00 à 17:00 et lundi, mercredi et jeudi: 12:00 à 17:00. À partir du 17 août, ce sera ouvert seulement du samedi au dimanche, de 12:00 à 17:00 jusqu’au 17 septembre. Du 17 au 30 septembre: le samedi pm. C’est fermé à partir d’octobre et nous vous remercions de votre passage chez-nous.


Au plaisir de vous revoir! 😊☀️🎨
Ce quai est devenu un vestige depuis Fiona, mais la beauté est encore présente tout autour… photo: @helenechevarie

 

Mon père au lever du jour…

Créer au temps de la Covid-19

Créer aux Îles au temps de la Covid-19

Durant cette pause obligée de pratiquement tout contact humain, il n’y a pas que le temps qui s’est arrêté. Plusieurs ont eu du mal, tout comme moi, à même continuer à lire d’une façon aussi assidue. Comme si la tête suivait l’obligation de confinement, comme si le cœur ne pouvait plus voir plus loin et, à peine, l’instant présent. Il m’a fallu écouter le film québécois Il pleuvait des oiseaux, le 13 avril dernier, pour reprendre le goût de créer un peu, de peindre mes émotions, de me reconnecter à la nature pour respirer plus fort. Pour revivre. Ne pas seulement survivre.

Je me suis arrêtée sur cette phrase interprétée par la magnifique Andrée Lachapelle : « Choisir, c’est s’arrêter et j’ai peur d’arrêter, car je serai obligée de choisir ce vide en moi ». Et j’ai compris que nous devions essayer de combler ce vide causé par la pandémie, ou par nos choix de vie, avant qu’il nous aspire complètement. Je ne pouvais attendre plus longtemps. Et voilà ce qui en est ressorti. J’ai envie de les laisser tels quels. Laisser l’impression qu’ils suscitent déjà en moi et offrir tous les choix d’interprétation : Voir loin… Dépasser l’horizon… Le vent qui chasse les nuages et les virus au large…

Série Voir loin

1. Voir loin       2. Dépasser l’horizon          3. Le vent qui chasse les nuages et les virus au large

Les œuvres sont peintes sur des tondos de bois créés par Florent Dufort, un Madelinot de cœur qui a passé son enfance et adolescence aux Îles. Il est localisé à Sainte-Hélène-de-Kamouraska sous le nom d’Atelier 27 x 27 et offre la livraison de toute une variété de support et d’encadrement. Florent n’est pas seulement habile menuiser, mais est également un artiste, tout comme son père Pierre Dufort.

 

 

 

câble de fibre optique

Les liens qu’il nous reste

Après plus d’un mois de confinement, des mesures drastiques de contrôle des entrées aériennes et maritimes pour des activités essentielles, et une panne d’internet qui a pu être rétablie heureusement au bout d’une journée, je me rends compte comment nous dépendons de ce lien, de ce câble sous-marin!

Cette photo illustre bien le câble de fibre optique qui permet aux Madelinots d’avoir ses communications. Imaginez s’il s’était rompu en pleine pandémie! Imaginez l’isolement encore plus grand dans lequel on se retrouverait. Jusqu’ici, on peut voir nos proches avec un mobile ou iPad (mais les aînés branchés ne sont pas si nombreux aux Îles!).

On peut surtout les appeler ou cogner à leur fenêtre pour un coucou improvisé. Mais si nous devions subir encore une panne générale comme celle du 29 novembre 2018, et ce, en pleine pandémie, la situation changerait drastiquement.

Non, je ne veux pas être un héron de mauvais augure, mais ma panne d’internet m’a angoissée l’espace d’un moment (et le temps est maintenant assez relatif puisque nous n’avons plus rien pour vraiment le mesurer). Comment continuer le télétravail? Notre quotidien ne tient qu’à ce fil. Un gros câble qui se fait malmener dans le fond du golfe depuis des décennies. Ne l’oublions pas surtout! Toutes les mesures de relance de l’économie tiennent à ce lien. C’est le seul vrai contact avec le continent que nous devons conserver, peu importe les mesures de distanciation.

P.S. Mon prochain article portera sur mon retour à la création. J’ai du écouter le magnifique film québécois Il pleuvait des oiseaux, pour vraiment retrouver ce besoin de créer…